r^ve

septembre 30, 2010 § Poster un commentaire

Je me sens réverbère quand des sirènes guinchent… totalitaire;  j’attends un silence qui ne vient pas et passe un âne gris… accablé, vétuste, il hume ma pipe me sourit, grince et agace la croupe populaire…la plèbe est en furie.

Je file en  aiguilles et cercueil en canard, j’enfile un livre et rêve seul, et je me libère, me marre,  ivre de toute volonté – du traquenard de demain – cela va sans faire; j’isolerai mon pouls et sans doutes – une poule boira mon sang de sagittaire, tandis que le givre de mes yeux, pourtant accablés de lueur projettera à ma vue une vitrine luisante remplies de maux, d’oublis et de faussaires – de toi – de “tu as vus comme ils sont beaux ceux là” ! – —

La pendule est morte et mon sac est vide, les marsmallows grillent, grondent – et fondent à leur tours en ’italique’, ils me regardent au loin et vètent mon vestibule, désirent mon oeil de chair – le ciel fume mais je ne prête attention qu’au chat – de goutièrre – roux – qui me donnent des ballons… volants. Il s’appORche et pris de panique je plonge dans la gadoue, je crois trouvé refuge ici bas,  mais j’y croise un cochon… en Porsche…Carera  – et puisque les ballons volent, laissons les s’envoler – après tout * – les militaires ont perdus leurs temps etles gens les observent – souvent-  ils perdent leur bagous et moi déboussolé, je cuit à l’usine – j’épluche des pommes de fer.

Deviendrais-je loup dans ce labyrinthe? Cette machine infernale deus-ex-machina qui vogue flanne, mais ne rie pas. Mais ne rie pas car c’est de toi, de ta vie dont je cause. Ma lessive dure et ma lumière sent le souffre, je n’ai pas les réponses et Dieu sait que j’en souffre – labyrinthe maudit – poulpe en pustule tu veux me noyer !  C’est ça ?

J’enfile un rempart et je bois la ciguë que Socrate m’a donné, de Wall-street à Saint-Lazare – ma vie n’est rien de moins qu’un pétard mouillé en somme, car déjà je m’envole, et l’âne que j’ai croisé s’avère être l’ange qui, désormais déchu, me tends la main, seuls quelques actionnaires me regardent de loin, mon linceul est trop fin trop mien.  L’atmosphère me repousse et le réverbère grandit – Qu’ils sont pâles lorsqu’ils n’y a pas de chiffres –  juste des mots –  rien que des lettres. Et dans cette symphonie, un aveugle danse, un poète brille et les fous qui pensent encore, s’échinent et s’inclinent, recherchent des fossiles, se courbent le dos, fabrique un casse-tête, lisent les mathématiques et construisent des montagnes injustes –  jeu d’échec infini –  je sens que je suis seul, j’ai cassé ma pipe – mais le monde est immortel, pas vrai ?

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