Et si demain, nous étions gouvernés par des algorithmes ?

janvier 14, 2014 § Poster un commentaire

Dans un bouquin sorti l’année dernière (*http://www.amazon.fr/LE-MONDE-2030-PAR-CIA/dp/284990239X) – traitant des 30 prochaines années vues par la CIA, nous apprenons que le futur nous réserve bien des surprises, comme celle, d’une concurrence toujours plus féroce entre les gouvernements et les compagnies privées. En effet, l’auteur nous explique qu’au lieu de se tenir les coudes pour avancer ensemble, ces deux entités ont des intérêts divergents et des méthodes de fonctionnement qui ne sont pas les mêmes ; Je ne rentrerai pas dans les détails mais nous pouvons prendre comme exemple le cas suivant : http://www.wired.com/threatlevel/2014/01/how-the-us-almost-killed-the-internet/all/ – dans lequel la NSA lutte becs et ongles contre les grands puissants du web (à tort où à raison).

On le répète souvent, les politiques sont à bout se souffle et les biens publics ne cessent de se privatiser, la vie privée perds du terrain au bénéfice du grand partage 2,0 dont je fais indéniablement parti. L’info, cet aliment indispensable au société de marketing est devenu l’or noir de ce réseau.

Devant un monde de données qui se complexifie, une question me vient en tête. Comme il y a plus de données qu’avant.. Les hommes politiques ne devraient-ils pas s’appuyer sur les algorithmes pour leur prises de décisions

La machine pour aider l’homme politique à la prise de décision ? #Orwell

Si le monde devient toujours plus complexe et les machines toujours plus capables de traiter de lourdes données (Big Data), N’aurions-nous pas intérêt demain à nous appuyer sur celles-ci pour appuyer la prise de décision afin de laisser à l’homme politique le choix final de la décision ?
Je me fais l’avocat du diable mais ce n’est après tout pas si loin du mythe Orwellien mis en scène dans Big Brother

Big-Brother capture

A quel moment, la machine pourrait-elle devenir une conseillère pour l’Homme politique – qui malgré tout reste accablé par ses sondages, ses histoires d’Amour à l’eau de rose, ses soucis d’humainoïde – la machine qui pense froidement dans une logique statisticienne pourrait aider à décortiquer les données non ?voir même de proposer des solutions adéquates ?

Vous me direz c’est déjà le cas dans une moindre mesure et cela existe depuis la calculatrice..

Man vs machine

Dans un registre un peu plus différent – Google en est l’exemple parfait, une sorte de cerveau virtuel qui sait nous guider en s’appuyant sur le travail des internautes et qui de par son algorithme ne cesse de trier/traiter/formé froidement les données alors que l’homme reste accablé par ses doutes et son égo. Pendant ce temps il polémique dans des tribunes chaque soir un peu plus vaines . Sans être pessimiste, je me demande quand même comment les politiques vont reprendre la main et regagner la confiance de chacun ; je ne suis pas non plus techno-utopiste et je doute que la réponse technique cela soit une réponse adaptée, mais j’ai comme le sentiment qu’elle viendra d’une manière ou d’une autre.

Ceci est une vielle fable, celle de la machine qui dominerait l’Homme puis l’asservirait en fonction de ses besoins; Bref de la machine où de l’Homme, de qui aura le pouvoir, j’espère simplement qu’il sera partagé.

Le grand départ

juin 18, 2013 § Poster un commentaire

Linux-is-the-Way-of-the-Future

C’est décidé. La date est dans mon agenda. – 04 juillet 2013 – je fais mes bagages, rassemble mes données et je change de crémerie.
Je change de crémerie car les choses évoluent trop vite ou trop peu, et surtout, pas dans le bon sens. Je change de crémerie car j’en ai marre d’être prix pour une vache à lait. Je change de crémerie car je souhaite y croire encore un peu et rejoindre les paroles aux actes.

Bon, je l’avoue, j’étais long à me décider, il s’agit ici d’un concours de circonstances. Un peu comme ces départs que l’on prévoit depuis des années, puis que l’on retarde chaque fois au dernier moment. Mais cette fois, le rendez-vous est pris. Ce sera le 04 juillet 2013.

Windows, je te quitte, toi et ta clique. Tes MAJ impromptues, tes plantages, tes logiciels espions. C’en est trop. Je pars pour un pays plus beau, plus chaud, et je l’espère moins suspicieux. Au royaume du roi pingouin, moins de flics, moins de bandits, plus d’efficacité ? Je pars m’abriter chez le pingouin Linux.

Je me lance et vais tester l’installation sur mon notebook pour commencer puis, nous verrons. J’ai pu en faire une démo et je dois avouer que celle-ci m’a surprise par son efficacité, ce n’est pas bricolé et décoré comme les systèmes d’exploitation les plus récents mais, tant mieux car de toutes les façons, je n’aime pas ça.

Je serai donc à l’install party des Parinux (confrérie de Linuxiens à Paris) au parc de à la Villette à 14h. Une grande première (pour moi…) 

Désormais ce sera moins de MAJ, des logiciels libres et gratuits, une communauté soudée, une idéologie robuste, adieu les virus, moins de logiciels à la con et plus de contrôle sur la machine. Bon ok,… j’enjolive un peu car il y aura aussi de grosses galères à la clé, beaucoup à mon avis (euhh comment j’installe ce pilote de ma clé usb.. arhhh comment je désinstalle ce logiciel !!) mais c’est tout. Ces raisons m’ont décidé. Nous verrons bien et puis entre nous, être sur Linux, c’est un peu la classe, pas vrai ?

Je n’ai rien dit

novembre 14, 2012 § Poster un commentaire

« Quand ils sont venus
chercher les communistes
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas communiste
Quand ils sont venus
chercher les syndicalistes
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas syndicaliste
Quand ils sont venus
chercher les juifs
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas juif
Quand ils sont venus
chercher les catholiques
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas catholique
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne
pour dire quelque chose. »

Louis Needermeyer

Etre autoritaire & avoir de l’autorité

août 27, 2012 § Poster un commentaire

autorité definition

Voila, c’est bien ce que je pensais. L’autorité, c’est pas un truc qu’on impose, mais bien quelque chose qui s’obtient de façon légitime, naturellement. C’est une notion que l’on ne doit pas imposer (sinon c’est de l’autoritarisme=> donc un excès d’autorité illégitime..car non accepté par la majorité), donc l’autorité, ça se soigne.. et ça doit sonner comme une évidence…

Un prof dans sa classe peut (et doit) être autoritaire par nature. car il est légitime qu’il ait le pouvoir vu qu’il représente le sachant. Bien sur, à la condition que ses élèves en soient les premiers convaincus… C’est bien souvent le noeud du problème…

Car on écoute quelqu’un qui impose l’autorité.

Ex : si Zidane, t’apprends à jouer au football.. Tu l’écoutes.. car c’est une référence; il a gagné son autorité, il ne l’a pas revendiqué, on lui a offert.

Mais je m’égare. en bref, pour être écouté, il faut faire ses preuves dans le domaine ou  l’on souhaite prendre la parole. Pour finir cette pensée du jour : Je pense que c »est un erreur que beaucoup font. S’accaparer l’autorité illégitimement auprès du reste du groupe. Et cela concerne toute  interactions humaines (voir animales..), politique, artistiques..

limites, enjeux et usage de la technologie

août 20, 2012 § 2 Commentaires

Lors de mon dernier covoiturage vers Berlin (très chouette ville au demeurant…), je discutais avec un « companero » qui m’expliquait ne prendre que des photos argentiques plutôt que de suivre la tendance globale et de faire « comme tout le monde » du shoot numérique.  Il me racontait alors sa chambre noire à éclairage rouge et le processus de transformation photographique, plus proche du rituel d’alchimie que du simple développement de pellicule que l’on donne au laboratoire de développement photo. En effet, la photo argentique, ça a son charme surtout quand on fait tout soi-même et on a la main sur la réalisation de ses clichés – comme la photo numérique me direz-vous, mais bon tremper les photos, les agrandir à la main (le contact avec la matière..) c’est quand même bien différent que de se coltiner des heures de photoshop (ou de GIMP) et de finir les yeux éclatés à 5 plombes du mat (je noircis le tableau moi ?).  Bref, tout ça pour vous dire que je me suis rendu compte d’une chose au sujet de la technologie.

On pense souvent qu’une technologie est foutue car dépassée par ses consoeurs plus « jeunes et jolies ». Mais il y a je pense quelques critères à évaluer avant toute chose.

– Quel est l’usage de cette dernière (comment l’utilise t’on ?) =>   ex : Facebook pour de la veille, du réseautage ou glander au boulot ?

– Quel est le but de cet outil (A quoi sert il ?) => Pourquoi faire ? – me connecter – m’informer..

A mon sens, cela permet de relativiser sur le sens des outils que l’on nous propose et désacralise un peu certains outils à la mode (ex le livre numérique.. / livre ancien) ou encore (art numérique / peinture sur toile) pour ne citer que ces deux exemples que j’espère concret.

toi aussi deviens jeune et jolie

Ici, la photo argentique est considérée comme morte est enterrée car remplacée par sa grande soeur plus « compétitive » et moins coûteuse, la photographie numérique. Or Baptise (le companero) l’utilisait toujours pour ce charme et cet effet que le numérique ne reproduisait pas. Je pense qu’il y a par ailleurs des limites au numérique. ce serait d’ailleurs intéressant de les définir.

Par exemple les constats suivants :

– Etre ensemble est différent d »être connecté ensemble sur le même réseau. (limite du réseau social virtuel ?)

– Avoir accès aux informations que l’on nous donne ne signifie pas être en mesure de les comprendre. (limite de la recherche #Google)

Bref, tout ça pour dire, prenons du recul sur nos outils, comme je l’ai déjà évoqué, quand la sage pointe la lune, l’imbécile regarde le doigts

Pis soyez clément, je ne fais que de la sociologie de comptoir. Je n’ai pas beaucoup de temps pour écrire. Si vous avez des remarques elles seront bien accueillies 🙂

Pourquoi les rockstars/artistes nous plaisent tant ?

août 21, 2011 § Poster un commentaire

Les artistes scéniques nous font rêver car ils embrassent le monde tel qu’il est, sans peur.

Il n’y a pas compromis possible lorsque l’on est sur scène. Il faut tout donner, ou partir. C’est la règle. Pour cela, je pense que les chanteurs nous font rêver. Bien souvent, nous voudrions être comme ça. Tout donner et prendre plaisir à le faire, ne pas craindre de tomber.

Lorsque que l’on voit un chanteur se démener sur scène, s’exprimer et prendre plaisir à partager son show et son travail. Bien sur celui-ci a eu le trac avant de se lancer corps et âme, bien sur celui-ci a des doutes dès le lendemain de son show et bien évidemment le trac recommencera etc.. Mais cela ne les empêche pas de recommencer et d’aller jusqu’au bout, guider par leur instinct, par leurs étoile…

Je pense qu’on a beaucoup a apprendre de ça. .. car vous l’aurez compris, ça ne se limite pas aux champs de la musique.  Mais à la vie dans sa globalité. Assumons qui nous sommes et tentons l’impossible, puis gageons qu’avec un peu de chance, il se réalisera 🙂

L’influence d’un marketing silencieux

août 19, 2011 § Poster un commentaire

Quand je lis un article comme celui de Leo Babautta  » The Quiet Theory of Influence« , je me pose des questions.  Dans cet article sir Babautta nous enseigne comment barboter en toute simplicité au travers les lois de l’influence, il prône une influence modérée n quelques sortes. Il nous rappelle que le marketing n’est pas la solution car il ne rendra pas votre produit/service/site meilleur et qu’il est préférable de faire les choses dans le silence plutôt que de crier sur tout les toits que l’on est le meilleur alors que l’on ne se situe que dans la grosse et médiocre moyenne.

C’est vrai, il a raison Léo.. Il nous rappelle aussi que bien souvent, il est nettement préférable de se concentrer sur l’essentiel afin de nous améliorer dans cette discipline et si l’on devient vraiment bon, les gens qui nous suivent (lecteurs, clients, fans…) parleront de nous en toute simplicité… Encore raison Léo.. Touché !

Mais le problème c’est que ce n’est pas si simple car on ne sait pas toujours ce que l’on veut et devenir quelqu’un de bien n’est pas toujours source de revenue et n’aide pas forcement à payer le loyer.. Jésus n’a til pas finit sur la croix ?

En effet, je rejoins notre ami Léo sur le fait que le marketing soit bien souvent un surplus d’infos et que si celui-ci est mal fait, il peut devenir une source de pollution vraiment désagréable à base de « Pop up pop pup »..

Mais en même temps, peut-on encore imaginer un monde sans marketing aucun ? Après tout, tout le le monde communique, c’est dans la nature humaine non ? Même les moines boudhistes s’y mettent sur Facebook !  Ne l’avez-vous pas remarqué ?

je vous citerai bien Pëma Chodron, mais manque de bol… C’est une page qui est gérée par sa base de fans (+152 000 quand mm)… Ou alors celle de Léo Babautta qui… merde, c’est une page communautaire (+ 5000 fans.) Bon je n’étends pas plus loin mes recherches Léo et je reviendrai bientôt..

Ma question reste alors en suspens ou devrais-je dire elle se transforme. Pourquoi tant de monde continue t’il à faire du marketing si il semble que ce ne soit pas la solution finale ? Je pense que le problème ne vient pas du marketing en lui même, mais de la façon dont on le fait du pourquoi aussi. L’important n’est pas dans la dénonciation de telle ou telle pratique mais plutôt dans la façon de faire grandir cette pratique. Il faut, à mon sens penser en terme de bon sens et tenter de rendre un service.. Un don dirait S. Godin.. je pense qu’encore une fois, il n’as pas tort.. ou alors je me suis fais tant berné  par ses propos depuis le début que je ne distingue plus le vrai du faux  🙂

Qu’en pensez-vous ?

Où suis-je ?

Catégorie Brèves de comptoir sur Etat des faits.